La location courte durée est devenue un moyen très populaire pour les propriétaires de rentabiliser leur bien immobilier, notamment grâce à des plateformes telles que Airbnb, Booking ou encore Abritel. Cependant, cette activité génère des revenus qui doivent être déclarés au fisc. Dans cet article, nous vous expliquons comment déclarer vos revenus de location courte durée en toute simplicité.
Qu’est-ce que la location courte durée ?
La location courte durée est une forme de location qui concerne les biens meublés et qui dure généralement moins de trois mois. Elle peut être réalisée par le biais de plateformes de mise en relation entre particuliers ou directement par le propriétaire via des annonces sur internet ou dans la presse.
Cette activité peut concerner différents types de biens tels que des appartements, des maisons, des chambres d’hôtes, des gîtes ou encore des logements de vacances. Elle permet aux propriétaires de rentabiliser leur bien en le louant pour de courtes périodes à des voyageurs de passage.
Quels sont les revenus à déclarer ?
Tout d’abord, il est important de savoir que tous les revenus générés par la location courte durée doivent être déclarés au fisc, qu’ils soient réalisés via une plateforme ou en direct. Il s’agit notamment des loyers, des charges locatives, des frais de ménage, des frais de services ou encore des frais de location de linge.
Il est également à noter que les revenus de location courte durée sont imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non dans la catégorie des revenus fonciers comme pour une location classique.
Comment déclarer ses revenus de location courte durée ?
Pour déclarer vos revenus de location courte durée, vous devez remplir la déclaration n° 2031-SD. Cette déclaration doit être déposée avant le 2ème jour ouvré suivant le 1er mai de chaque année. Elle peut être envoyée par courrier ou réalisée en ligne sur le site impots.gouv.fr.
Il est important de noter que si vous êtes propriétaire de plusieurs biens en location courte durée, vous devez remplir une déclaration pour chaque bien.
Les charges déductibles
Dans la déclaration n° 2031-SD, vous pouvez déduire certaines charges liées à votre activité de location courte durée. Il s’agit notamment des charges de copropriété, des frais de gestion, des frais de publicité ou encore des frais d’assurance. Ces charges doivent être justifiées par des factures et ne peuvent pas être déduites si elles ont déjà été prises en compte dans le calcul du loyer.
De plus, si vous êtes propriétaire d’un bien soumis au régime réel d’imposition, vous pouvez également déduire les amortissements liés à votre bien immobilier. Cependant, il est recommandé de se faire accompagner par un professionnel pour réaliser ce calcul complexe.
Les abattements forfaitaires
Si vous louez votre bien pendant moins de 90 jours dans l’année, vous pouvez bénéficier d’un abattement forfaitaire de 50% sur vos revenus. Cependant, si vous louez votre bien plus de 90 jours dans l’année, vous n’êtes pas éligible à cet abattement et vous devez déclarer l’intégralité de vos revenus.
Il est également à noter que si vous louez votre bien pendant moins de 30 jours dans l’année, vous pouvez bénéficier d’un abattement forfaitaire de 71%.
Les obligations fiscales en cas de location saisonnière
Si vous réalisez une location saisonnière, c’est-à-dire une location qui dure plus de 90 jours dans l’année, vous avez l’obligation de déclarer votre activité en tant que loueur en meublé professionnel (LMP). Pour cela, vous devez remplir le formulaire n° 1447-C-SD et le déposer avant le 2ème jour ouvré suivant le 1er mai de chaque année.
De plus, en tant que LMP, vous devez également payer des cotisations sociales et vous pouvez choisir entre le régime micro-social ou le régime réel simplifié. Il est conseillé de se renseigner auprès des organismes compétents pour choisir le régime le plus adapté à votre activité.
Les sanctions en cas de non-déclaration
Si vous ne déclarez pas vos revenus de location courte durée ou que vous les déclarez de manière incorrecte, vous risquez des sanctions de la part de l’administration fiscale. Il s’agit notamment d’une amende pouvant aller jusqu’à 10% du montant des revenus non déclarés, ainsi que des intérêts de retard.
De plus, si vous êtes requalifié en LMP par l’administration fiscale, vous devrez payer des cotisations sociales et acquitter la TVA sur vos revenus de location.
En résumé
La location courte durée est une activité qui peut être très rentable pour les propriétaires, mais qui comporte également des obligations fiscales. Il est donc important de bien déclarer ses revenus pour éviter tout risque de sanctions de la part de l’administration fiscale.
Nous vous recommandons également de vous faire accompagner par un professionnel pour réaliser vos déclarations et calculer vos charges et abattements de manière optimale.
N’oubliez pas que la déclaration annuelle doit être réalisée avant le 2ème jour ouvré suivant le 1er mai de chaque année, et qu’il est important de conserver toutes vos factures et justificatifs pour justifier vos charges et abattements en cas de contrôle fiscal.
Nous espérons que cet article vous a éclairé sur les démarches à suivre pour déclarer vos revenus de location courte durée. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre centre des impôts ou de professionnels du domaine pour toute question complémentaire.